Les méfaits des benzodiazépines et des somnifères, dépendance et sevrage

lundi 17 février 2014

Bibiliographie utile pendant un sevrage

Je tenais à présenter ici une liste de livres qui m'a beaucoup servi tout au long de mon sevrage. Même si pendant cette période, notre attention et notre concentration sont au plus bas, il est important de consacrer du temps à quelques lectures et de revoir de fond en comble sa manière de vivre :

  • "Je réinvente ma vie, vous valez mieux que vous ne pensez" de J. Young et J . Klosko
Avez-vous parfois l'impression que vos proches ne vous aiment pas suffisamment ou ne vous comprennent pas autant que vous le souhaiteriez ? Eprouvez-vous un sentiment d'imperfection ? Croyez-vous qu'on ne peut vous aimer et vous accepter tel que vous êtes si on vous connaissait vraiment ? Dans ce cas, vous êtes sous l'emprise d'un schéma qui vous fait adopter des condition d'échec. Un schéma a son origine dans votre enfance influence toute votre vie.
Dans cet ouvrage, les auteurs font appel aux ressources innovatrices de la thérapie cognitive dans le but d'aider à identifier et à modifier vos pensées, vos sentiments et vos comportements inefficaces. Ils décrivent onze schémas fondamentaux, élaborent pour chacun un test diagnostique et proposent des méthodes progressives pour vous aider à surmonter vos anciennes blessures, vos croyances nocives et vos comportements négatifs. Grâce aux précieux outils proposés dans ce livre, vous obtiendrez des résultats inspirants et vous apprendrez à mieux vous connaître.
  • "Ces gens qui ont peur d'avoir peur, mieux comprendre l'hypersensibilité" de E. Aron

Une personne sur cinq naît avec une sensibilité exacerbée. Observée chez de nombreux grands artistes et penseurs, cette hypersensibilité est souvent associée à un problème d'amour-propre. La plupart des personnes concernées sont très consciencieuses et intuitives, mais la peur empoisonne souvent leur existence. Afin de permettre au lecteur de cerner leur sensibilité particulière et de mieux se comprendre, ce livre propose des tests fondés sur les résultats de recherches solides et sur l'expérience de psychothérapeute de l'auteur. Il est conçu pour favoriser l'adaptation des hypersensibles aux différents aspects de leur trait de caractère et pour les inciter à en faire un atout dans leur vie professionnelle, sentimentale et spirituelle.

  • "Guérir l'anxiété pour les nuls" des Drs Elliott, Smith et André
Que faire quand l'angoisse monte ? Quand le stress vous étreint et que vous imaginez le pire à chaque instant ? Du nœud à l'estomac au sentiment de peur, de la mélancolie aux phobies et à la panique, Guérir l'anxiété pour les Nuls explique comment apprivoiser cette douloureuse émotion qu'est l'anxiété, puis comment la vaincre. Il nous arrive tous de nous sentir angoissés. Du stress quotidien à l'anxiété chronique, le spectre des angoisses est vaste. Qu'est-ce que l'anxiété ? Quelles en sont les causes ? Quels en sont les symptômes ? Comment y remédier (traitements, thérapies, mais aussi médecines douces) ? Comment se détendre et lâcher prise (respiration, relaxation, yoga, massages...), cet ouvrage simple, fiable et complet explique les mécanismes de l'anxiété et délivre les réponses les mieux adaptées à chaque cas, y compris aux enfants.
  • "Penser moins pour être heureux, Ici et maintenant, accepter son passé, ses peurs et sa tristesse" de Hayes et Smith

Vous êtes souvent envahi par des souvenirs douloureux, des pensées négatives, des émotions désagréables. Votre réflexe consiste alors à lutter contre le malaise : vous essayez de ne plus y penser, vous tentez d'évacuer le problème... Et si vous décidiez plutôt de quitter le champ de bataille intérieur ? Ce livre nous encourage à accepter nos vies telles qu'elles sont, avec ce qu'elles comportent de peines et de frustrations, pour les vivre vraiment, dans toute la plénitude de l'instant présent. L'acceptation est l'antidote à une vie de souffrances inutiles. Facile à dire, mais comment lâcher prise ? Comment porter sur nous-mêmes un regard bienveillant ? Voici un programme en 5 étapes pour dépasser nos émotions douloureuses et nous réaliser enfin. Il s'agira d'identifier les valeurs qui nous tiennent à coeur, et les buts essentiels que nous désirons profondément atteindre. Nous pourrons alors vivre la vie qui nous ressemble, et faire fi des obstacles sur le chemin.

  • "Un cerveau à 100%" du Dr Braverman
Le neurobiologiste Eric Braverman révèle l'impact phénoménal que la nutrition optimale de votre cerveau peut avoir sur la qualité de vie. Pour ce spécialiste du lien corps-esprit, la baisse des facultés physiques, intellectuelles, les troubles de l'humeur et la plupart des ennuis de santé qui apparaissent avec l'âge s'expliquent par un déséquilibre dans la chimie du cerveau. Notre personnalité, nos émotions mais aussi notre santé en dépendent. Il faut tout mettre en œuvre pour rétablir l'équilibre des quatre principaux messagers chimiques du cerveau : la dopamine, messager du désir et de l'action ; l'acétylcholine, qui nous rend créatif ; le GABA, calmant naturel ; la sérotonine, hormone du bien-être. Un test va vous permettre de savoir quel neurotransmetteur domine votre fonctionnement cérébral et quel est celui qui vous fait défaut. Vous suivrez ensuite un programme adapté à votre profil faisant appel à des conseils diététiques, des règles de vie, des suppléments nutritionnels (acides aminés, vitamines), des hormones bio-identiques et même des médicaments. Ce programme novateur a été validé par une expérience clinique portant sur des milliers de patients. Il peut vous aider à atteindre l'équilibre physique et émotionnel. Il vous guidera vers une vie saine et épanouie.
  • "Mensonges & vérités, les solutions pour votre santé" de Kirsch

Connaissons-nous réellement les effets de l'aspirine, de l'alka-selzer, des anti-dépresseurs, des tranquillisants ? Et les médicaments contre le diabète, l'acné, l'obésité ou les hormones de remplacement ? Est-il vrai que les vaccins soient inoffensifs, que le lait soigne l'ostéoporose, que la viande donne de la force ? La margarine est-elle vraiment naturelle ? Les recherches sur le Sida ou le cancer sont-elles orientées vers une stabilisation pour les rendre chroniques ou pour les guérir ? Lorsqu'il s'agit de produits pharmaceutiques ou de l'agro-alimentaire, les informations que l'on nous impose sont loin d'être exactes. La vérité est renversante ! Ce livre informatif et pratique est rédigé dans un langage facile à lire et à comprendre, sans jargon médico-chimique, et chaque page, chaque paragraphe apportent des renseignements inconnus ou mal connus du grand public. Plus vous serez informé, plus vous serez armé pour protéger votre santé et celle de tous ceux qui vous sont chers. Les industries pharmaceutiques et alimentaires fonctionnent comme toute industrie en réalisant affaires et profits. Mais n'est-il pas temps de reprendre sa liberté de santé ? N'est-il pas urgent que cessent toutes les pollutions, atmosphérique, médicinale et alimentaire? Il nous semble désormais nécessaire d'alerter les opinions en publiant ces informations. Vous aurez loisir ensuite de vous prononcer et agir en toute connaissance de cause pour votre santé. D'autant que vous découvrirez dans cet ouvrage de nombreux renseignements inédits pour favoriser une santé naturelle.

  • "Antidépresseurs : Mensonges sur ordonnance" de Hugnet

Voici le récit passionnant de l'une des plus formidables impostures médicales et scientifiques. L'irruption du Prozac, il y a vingt ans, sur la scène occidentale a semblé marquer le début d'une ère nouvelle pour l'humanité. On avait trouvé l'antidote à la souffrance et la détresse humaine. L'histoire était belle, un vrai conte de fées, trop belle sans doute pour être vraie.
Au terme d'une enquête minutieuse, le journaliste Guy Hugnet livre ici toutes les preuves que la mise sur le marché des antidépresseurs (Prozac, Zoloft, Déroxat, Séropram, Effexor, Cymbalta...) est fondée sur des données biaisées, tronquées, voire manipulées. Lorsque les véritables données scientifiques sont analysées, il ne reste pas grand-chose!
Il dénonce la collusion entre laboratoires et experts qui amènent des millions de personnes à prendre ces médicaments aussi efficaces que des placebos mais dont les effets secondaires sont parfois dramatiques.
Comment des traitements dont l'efficacité est si faible ont-ils pu connaître un tel succès? Les gens ont-ils rêvé ? Quels sont les vrais mécanismes de la guérison ?
Élargissant son enquête à des cultures plus traditionnelles, Guy Hugnet montre que ce succès témoigne des ressources inouïes dont l'être humain dispose. Nous avons tous en nous la capacité de sécréter les molécules utiles à notre guérison. Puissant levier qui remet en question le pouvoir de la médecine et en particulier de la psychiatrie.

  • "Tous fous? L'influence de l'industrie pharmaceutique sur la psychiatrie" de Jean-Claude St-Onge

Dans ce nouvel essai, Jean-Claude St-Onge poursuit son travail de dénonciation de la place de l'industrie pharmaceutique dans notre système de santé, en se concentrant cette fois-ci sur l'influence énorme qu'elle exerce sur la psychiatrie. Il livre une critique caustique de la biopsychiatrie où la surconsommation de médicaments a des effets dévastateurs sur la santé des patients. Et à voir l'essor phénoménal des médicaments psychoactifs et les experts qui décrètent qui est sain d'esprit et qui ne l'est pas, nous serions à peu près tous fous ou en voie de le devenir. Cette « épidémie », très largement fabriquée, peut être rattachée à l'élargissement arbitraire de ce qui constitue une « maladie mentale », à l'érosion du tissu social, à la multiplication des substances neurotoxiques et à la surprescription de médicaments. Invention de nouvelles « maladies », transformation des émotions en symptômes, manipulation et corruption des médecins, intimidation des professionnels, essais cliniques biaisés et mensongers,... tout est bon pour vendre des médicaments psychothérapeutiques… Et satisfaire l'appétit insatiable des actionnaires des grandes pharmaceutiques au détriment de la santé publique. Sans compter une liste des effets toxiques et destructeurs sur le long terme des neuroleptiques et des antidépresseurs : diabète, AVC, maladie de Parkinson, pensées suicidaires, atrophie du cerveau… Il est temps de remettre en question cette cure chimique tous azimuts. En traitant le problème dans une très large perspective, Jean-Claude St-Onge livre ici un plaidoyer rigoureux et nécessaire sur une folie qui, comme le disait Foucault, n'existe que dans une société. J.-Claude St-Onge est professeur de philosophie à la retraite et détient un doctorat en socio-économie. Il est l'auteur de "Dieu est mon copilote", "L'imposture néolibérale", "L'envers de la pilule" et "Les dérives de l'industrie de la santé", chez Écosociété.

  • "Bien dormir, enfin" de Muller

Bonne lecture :D

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Post-sevrage à 1 an et demi

Bonjour,

Il était temps que je fasse un petit point après 1 an et demi sans benzo.

Pour mon bilan post-sevrage, je dirais que j'ai repris une vie pratiquement normale.

- Meilleur gestion des angoisses : Quand je travaille, j'ai encore du mal avec le sommeil, mais j'angoisse beaucoup beaucoup moins face au lendemain. Je n'anticipe plus autant qu'avant grâce à la méthode Geert, à la TCC et aux lectures qui m'ont servi durant la 1ère année de post-sevrage. C'est d'ailleurs un point positif. Je pense qu'avec le temps, cela ne peut que s'améliorer. Résultat : le changement concernant les angoisses est assez flagrant.

- la colopathie fonctionnelle disparu : je n'ai plus de problème à ce niveau-là, sauf cas exceptionnel, et la plupart du temps j'ai juste des désagréments avant ma période menstruelle, mais c'est complètement gérable. Je continue mon régime sans gluten et j'ai réglé mes problèmes de transit intestinal grâce aux graines de lin, c'est magique ! Smile

- Reflux terminés : je me suis rendue compte que j'avais un symptôme de sevrage (enfin plutôt un effet indésirable lié à la prise de benzos) sans le savoir qui a disparu du jour au lendemain. Je m'explique. Ca fait des années que je me réveillais avec un mal de gorge le matin ou la nuit, alors j'avais pris pour habitude de dormir avec un foulard pour me protéger. J'ai toujours pensé que j'étais fragile de la gorge. En réalité, c'était des reflux. Depuis 4 mois, j'ai ôté mon foulard ne ressentant plus cette gêne le matin, elle a disparu, alors que cela fait des années que j'avais des maux de gorge. Il aura donc fallu 1 an et 3 mois pour que mon système digestif guérisse de ces années de prise de benzos.

- les SPM assez aléatoires : je dirais que cette période est beaucoup moins violente que pendant le sevrage, mais tout de même encore un peu troublante. Seins douloureux (je prends une taille de bonnet à ce moment-là  cheers ), maux de ventre intenses, pleurs sans raison, suis toujours autant irritable et je peux être une peste 12 jours avant (difficile pour mon chéri mais bon...). Bref, ce n'est pas le nirvana alors je fais avec.

- mes problèmes de dos intensifiés. J'ai dû retourner voir mon kiné. J'ai bien dégusté la semaine dernière où j'avais du mal à mettre mes chaussettes. La nuit, je n'arrive pas à me lever surtout si j'ai le malheur de dormir sur le ventre. Je pense que c'est lié à ma discopathie dégénérative des derniers disques que l'on m'a diagnostiquée en septembre dernier.

C'est un bilan plutôt positif.

J'en profite pour dire à tous ceux qui veulent en finir avec les benzos que le jeu en vaut la chandelle.
J'ai repris ma vie en main, c'est un réel bonheur. Je souhaite à tous d'y arriver. Finalement, avec le recul, le sevrage est une question de volonté, il suffit juste d'avoir la bonne méthodologie.

Belle soirée à tous

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mercredi 2 octobre 2013

Entretien sans ordonnance avec Mikkel Borch-Jacobsen sur son livre : "Big Pharma".

Bonjour,

Dans « Big Pharma », Mikkel Borch-Jacobsen, philosophe et professeur de littérature à l’université de Washington (Seattle), a fait appel à un collectif d’auteurs anglo-saxons pour parfaire son étude de mœurs d’un milieu qu’il scrute depuis dix ans: l’industrie pharmaceutique.

big_pharma

Le magazine Le Nouvel Obs a interrogé le philosophe sur son livre, qui dénonce l'ère de la désinformation médicale et la manipulation des prescripteurs par les laboratoires pharmaceutiques. A l'heure où il n'existe que très peu d'information sur le sujet en France, peu à peu les langues se délient et je suis bien heureuse de pouvoir vous livrer ce récit poignant qui montre bien le pouvoir de l'industrie pharmaceutique à aller très loin dans leurs pratiques douteuses.

Malheureusement, très peu de personnes en France, si ce n'est les victimes de médicaments, sont au courant de ces manigances diaboliques toujours au nom du profit.

Je vous laisse juger par vous-même : http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20130927.OBS8881/pour-s-informer-sur-la-sante-internet-n-est-absolument-pas-fiable.html

Vous trouverez une interview de Mikkel Borch-Jakobson, qui était l'invité de Michel Cymès et de Marina Carrère d'Encausse dans le Magazine de la Santé le 18 septembre 2013 : http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-l-industrie-pharmaceutique-et-ses-effets-indesirables-11206.asp?1=1

Bonne lecture

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dimanche 4 août 2013

1 an de post-sevrage

1 an que je ne suis plus sous benzo et je suis très très heureuse de l'annoncer  Very Happy
Je voulais d'ailleurs en profiter pour faire un résumé des symptômes qui ont disparu ou qu'ils me restent encore :

- Ma colopathie qui a été diagnostiquée à l'hôpital en 2005 a complètement disparu. Je n'ai plus de problèmes de digestion. Je continue à suivre mon régime sans gluten, qui a considérablement soulagé mes maux alors que je souffrais encore du syndrôme du colon irritable. Ce régime allège les intestins de toute sensation de lourdeur et de ballonnement. Le gluten est difficile à digérer de toute façon, alors pour moi ce n'est pas un problème. On peut faire de bons petits plats même en mangeant sans gluten.

- Je n'ai plus de douleurs articulaires. En revanche, j'ai mal aux lombaires et cela s'est aggravé après le sevrage.
J'ai toujours pensé que ces maux et mes lumbagos à répétition depuis 2010 étaient dûs à mon pincement des disques L4/L5, c'est pour cela que je n'en parlais pas, mais je commence à en douter. Beaucoup de personnes ayant arrêté les benzos se retrouvent avec des douleurs lancinantes aux lombaires. Parfois, je suis pliée en deux. Je n'arrive pas à dormir sur le ventre tellement la douleur est intenable. J'ai eu tellement mal ces derniers temps que mon médecin veut me faire passer un scanner pour savoir si je n'ai pas de hernie discale. Affaire à suivre... Dans tous les cas, ça ne se guérit pas. Mon père a eu une hernie et le temps a fait son oeuvre, depuis il n'a plus mal.
Cela ne m'empêche pas de faire du sport, maintenant plus rien ne m'arrête, car à côté du sevrage c'est peanuts Very Happy

- Une bonne nouvelle : la fatigue qui persistait jusqu'alors a enfin mis les voiles. Cette fatigue après le sevrage qui me pourrissait la vie a mis beaucoup de temps à disparaître. Désormais, si je suis fatiguée, c'est une fatigue saine provoquée par une journée de travail bien remplie, ou par mes SPM avant le cycle menstruelle. Je n'ai quasi plus la sensation de tête qui me serre ou bien quand je suis fatiguée ou stressée.

- Les SPM sont encore et toujours difficiles à vivre, même si cela n'est rien comparé au sevrage. J'apprends à vivre avec, car je n'ai pas d'autres choix.

- En ce qui concerne les angoisses et les phobies, il est vrai que les crises d'angoisse se sont nettement atténuées. Les attaques de panique nocturnes que j'avais pendant le sevrage ont disparu. En revanche, il me reste une phobie qui me fait défaut, c'est celle de la chaleur, que j'ai développé depuis 2005 sous benzo sans raison apparente, et comme vous vous en doutez, j'en ai beaucoup souffert puisque cette chaleur est arrivée sans crier gare depuis des semaines. J'ai alors repris rdv chez la psy en TCC que j'avais consulté à la fin de mon sevrage et 1 fois en début d'année pour reparler de ma peur de l'hôtel et de partir en vacances. Cela m'avait bien aidé car je peux maintenant partir quelques jours et dormir à l'hôtel, chose que j'étais incapable de faire depuis des années.
Je l'ai donc revu après avoir multiplié les nuits d'insomnie et mes pensées obsessionnelles concernant la chaleur. Grâce à cette thérapeute, j'ai enfin repris le contrôle de ma vie et depuis hier heureusement, je me sens mieux. Je pense sincèrement que si j'avais pu suivre une TCC avant de rentrer en tolérance avec le Stilnox, j'aurais certainement pu m'en sortir. Mais c'est ainsi, j'imagine qu'il fallait que je traverse cette épreuve et qu'elle doit servir à quelque chose. Le principal est d'avancer, et j'ai fais un pas de géant depuis la fin de mon sevrage.

Je suis maintenant convaincue que la TCC est le meilleur moyen après un sevrage de reprendre les rennes de sa vie. Si une personne est intéressée pour recevoir les coordonnées de cette psy qui se trouve sur Paris VI, je me ferais un plaisir de les transmettre. Elle est extraordinaire, pour moi, c'est un cadeau du ciel !! En fait, elle pratique la thérapie d'acceptation et d'engagement (ACT), c'est la 3ème génération de TCC. Pour en savoir plus : http://300gp.ovh.net/~actfranc/ACT/index.php?option=com_content&view=category&id=912&layout=blog&Itemid=28
Je pense sincèrement qu'il n'y a guère mieux pour guérir des peurs irraisonnées et conditionnées, voire même des expériences traumatisantes. Elle m'a également recommandé un livre à lire "Penser moins pour être heureux" de Hayes, qui propose des exercices concrets Smile 

Enfin, j'arrive enfin à vivre mieux au jour le jour. J'arrive enfin à ne plus penser à cette période douloureuse de ma vie. Rectification : je ne ressens plus de tristesse, si j'y pense. Si on accepte ses peines, la douleur du passé de n'importe quelle expérience de sa vie, c'est le début de la guérison. Ce n'est pas notre histoire qui doit diriger notre vie, mais nous-mêmes. En fait, cela résume bien le but de la thérapie de l'ACT.

La seule chose qui me gêne encore est les problèmes de mémoire. J'ai encore beaucoup de mal à trouver mes mots et à les remettre en ordre dans ma tête. Heureusement que sur le blog je peux réfléchir avant d'écrire, car quand il s'agit de parler, j'ai encore du mal à m'exprimer correctement.

Voilà pour ce bilan, qui je l'espère donnera beaucoup d'espoir et de courage à tous ceux qui se posent des questions sur le recouvrement de nos capacités physiques et intellectuelles après un sevrage aux benzodiazépines. 
On peut s'en sortir et vivre bien après des années benzo flower 

Bon mois d'août et bonnes vacances pour ceux qui ont la chance de partir !

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mardi 2 avril 2013

Crise de folie meurtrière : en film mais aussi en réalité !!

 Bonjour,

J'attendais cette semaine avec impatience puisque c'est la sortie du dernier film de Steven Soderbergh : "Effets Secondaires" (Side effects).

Effets-Secondaires-affiche

Je ne sais pas encore si j'aurais le courage d'aller le voir. Mais, je trouve que Steven Soderbergh fait preuve d'audace en mettant en avant les dérives de la médecine contemporaine, celle-là même qui fait autant de dégâts et qu'on n'accuse même pas quand il arrive des désastres tels que des massacres ou des folies meurtrières !!

Steven Soderbergh avait déjà fait état de son parti pris contre l'irresponsabilité des sociétés lors de la sortie du film Erin Brockovich. J'espère que ce film sera à la hauteur de mes espérances concernant l'approche qu'il en aura faite. Voici un petit résumé de l'histoire, ainsi qu'une analyse du site CinéChronicle.com : http://www.cinechronicle.com/2013/04/effets-secondaires-side-effects-de-steven-soderbergh-critique-2-74883/

Puisqu'on parle ici de folies meurtrières, j'en profite pour vous livrer le dernier article de Nicole Delépine : responsable de l'unité d'oncologie pédiatrique de l'hôpital universitaire Raymond Poincaré à Garches (fille de l'un des fondateurs de la Sécurité Sociale et thérapeute engagée, elle a récemment publié La face cachée des médicaments.) Elle relate dans cette interview la dangerosité de prescrire à tout va des psychotropes insuffisamment contrôlés et étudiés. Elle remet en cause ces antipsychotiques très dangereux, qui induisent souvent (comme tous les psychotropes à long terme) les effets inverses pour lesquels ils sont prescrits. Dans cet article, on y découvre que le dangereux tueur des enfants de l'école américaine de Sandy Hook en décembre 2012 avait absorbé un de ces antipsychotiques.

Si la fusillade de Newtown a relancé le débat sur les armes à feu, elle a aussi soulevé le problème des antipsychotiques. Le meurtrier, Adam Lanza, était sous Fanapt, un médicament controversé aux effets secondaires particulièrement lourds : agressivité, paranoïa, délire ou encore crises de panique.

Voici l'article :
http://www.atlantico.fr/decryptage/crises-folie-meurtriere-ces-antipsychotiques-dangereux-et-insuffisamment-controles-nicole-delepine-588975.html?page=0,0

Bonne lecture

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mardi 5 mars 2013

L'influence de l'industrie pharmaceutique, ses pratiques douteuses et accablantes !!

 Bonjour,

J'ai été consternée devant l'émission "Les infiltrés" réalisée sur le sujet des laboratoires pharmaceutiques sur France 2, mais désormais plus rien ne m'étonne, et cela confirme bien qu'il s'agit d'une réalité effrayante : la pratique des visiteurs médicaux visant à vendre de plus en plus de médicaments n'est plus à démontrer, et on découvre dans la 2ème partie une escroquerie frauduleuse à la sécurité sociale par les génériques.

http://www.youtube.com/watch?v=s5pGRX7idWk

Et pour couronner le tout, je vous mets une petite vidéo d'une ancienne visiteuse commerciale américaine qui dénonce ces pratiques !  

Fraude scientifique! Gwen Olsen balance le morceau

Mais dans quel monde vivons-nous ?!!

Bon visionnage

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jeudi 28 février 2013

Syndrôme Pré-Menstruel, Hormones et Benzodiaépines

Bonjour,

Bien avant le sevrage, j'avais déjà remarqué que 8 jours avant mon cycle menstruel, cette période était pour moi synonyme d'enfer : changement d'humeur, bouffées de chaleur, irritabilité et/ou agressivité, déprime accompagnée de crise de larmes, sommeil perturbé, tension mammaire, etc... rien de plus normal juste avant les règles, me direz-vous.

Mais je me suis toujours demandée pourquoi ce syndrôme était amplifié pendant le sevrage ! 

Pourquoi cette période du sevrage était devenue la plus difficile à vivre ? Non seulement, je n'avais envie de rien (mis à part d'une envie irrepressible de sucré), mais les angoisses étaient décuplées, ainsi que les vibrations et les tremblements, la fatigue déjà prononcée s'en trouvait renforcée. 2 jours avant, j'avais l'impression que ma tête qui me serrait comme dans un étau allait exploser. Mon cerveau se trouvait dans un état  d'hyperexcitabilité plus qu'intense, et je me réveillais souvent vers 5h du matin, comme si j'avais pris 10 cafés. Ces 2 jours précédants mes règles devenaient ma hantise jusqu'à la fin de mon sevrage (et continuent encore à me faire souffrir, certes moins que pendant le sevrage). Souvent, cela se transformait en crise de colère et de rage, tournée contre des objets (heureusement!) et les médecins qui m'avait plongé dans ce cercle vicieux. Cet état me faisait tellement souffrir que cela se finissait bien souvent en auto-mutilation. A l'époque, je n'en ai pas parlé car on m'aurait prise pour une folle et je ne voulais pas risquer d'être hospitalisée de nouveau. Mais désormais, je n'ai plus peur d'en parler, car ce phénomène a disparu (ce qui prouve encore une fois que les benzodiaépines et leur sevrage peuvent nous plonger dans des états de conscience modifiés et nous faire faire des bizarreries que seule une modification chimique peut occasionner).

J'avais donc cherché des explications à ce phénomène, mais en vain.

J'avais quand même pu établir un lien entre les benzodiazépines et un dysfonctionnement du système endocrinien (ou système hormonal). En effet, l'hypophyse et l'hypothalamus, deux glandes bien connues dans leur rôle producteur de nos hormones, sont les chefs d'orchestre de notre système endocrinien. Sous l'action des hormones sécrétées par ces 2 glandes dans notre cerveau, l'ovaire se met à produire de l'oestrogène et de la progestérone. Situé sous le thalamus, l’hypothalamus se compose de plusieurs noyaux contrôlant le système nerveux autonome, et régulant la faim, la soif, la température corporelle et le sommeil. L’hypothalamus influe également sur le comportement sexuel et commande les réactions de colère et de peur. Intimement lié à l’hypophyse, il joue un rôle de coordination entre le système nerveux et le système endocrinien. Et comme l'hypothalamus est pratiquement connecté à tout le système nerveux dont il reçoit des informations, cela voudrait dire que la prise et l'arrêt des benzodiazépines, qui modifient directement presque toutes les fonctions naturelles de notre cerveau, perturberait nos cycles hormonaux.

Puis, il y a quelques jours je crois enfin avoir trouvé une autre piste grâce à cet article tiré d'un site américain :
http://www.benzosupport.org/Hormones%20and%20benzo%20diazepines.htm

Pour faire un résumé rapide, il est dit que juste avant la période menstruelle le niveau de progestérone diminue, entraînant une baisse significative du taux du métabolite allopregnanolone. En temps normal, cette dernière semblerait améliorer les effets calmants du GABA. En revanche, si ce taux diminue, elle n'a plus d'effet anxiolitique.
En même temps que les niveaux de ces 2 hormones diminuent, la molécule alpha-4, sous-unité du GABA, est sécrétée en grande quantité. Elle prend le dessus, et réduit d'autant l'efficacité des récepteurs GABA. Ceci engendre les symptômes que l'on connait : augmentation de l'anxiété, SPM et dépression post-partum.

Etant donné que pendant le sevrage le nombre de ces récepteurs GABA situés au cerveau diminuent et que les fonctions GABA décroissent, pas étonnant que les symptômes de sevrage soient exacerbés pendant le syndrôme pré-menstruel, et ce qui se traduit par une hyperexcitabilité encore plus exagérée du système nerveux central !!

J'espère que ces explications aideront certaines femmes à comprendre leur changement d'humeur pendant cette période difficile de SPM et pourquoi elle est exacerbée lors d'un sevrage de psychotropes.

Bonne journée

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dimanche 27 janvier 2013

Professeur Heather Ashton, experte en sevrage des benzodiazépines

Professeur C. Heather Ashton est le principal expert en benzodiazépines et sevrage des benzodiazépines. La professeur Ashton discute dans ces vidéos de sa méthode dede sevrage aux benzodiazépines.

http://www.youtube.com/watch?v=osg7ZP5h3Pw

" Les benzodiazépines sont parmi nous depuis presque 50 ans et raremement un groupe de médicaments a donné des espoirs thérapeutiques aussi prometteurs. La large étendue d’action que nous connaissons déjà, hypnotique, anxiolytique, myorelaxante, anticonvulsive, combinée avec une faible toxicité et une prétendue absence de dépendance a conduit à un taux de prescriptions et d’extra prescriptions à des millions de personnes pour des problèmes de santé courants. Elles sont dispensées à long terme et souvent régulièrement pendant de nombreuses années pour l’insomnie, l’angoisse et la dépression et aussi pour le stress des examens, pour les étudiants en médecine, et je pense qu’il y a un ou deux étudiants en médecine présents dans la salle (n’en prenez pas si vous allez passer des examens), pour des douleurs menstruelles, pour des acouphènes ou des blessures sportives, pour des douleurs de dos, des asthénies post-virales, les femmes battues, des deuils et en fait pour des stress ordinaires de la vie et ceci pour n’en citer que quelques uns.
Le diazepam ou Valium, l’une des onze benzodiazépines disponibles à l’époque devint dans les années 1970 la drogue la plus largement prescrite dans le monde ; puis vint le retour de flammes. Dans les années 1980, des utilisateurs de longue date se rendirent compte par eux-mêmes que le temps passant les drogues perdaient leur efficacité et que s’y associaient des effets contradictoires ; en particulier les patients trouvaient difficile d’arrêter les benzodiazépines à cause des syndromes de sevrage, et un groupe de patients véhéments au Royaume Uni se sont plaints de dépendance à ces médicaments. Et des essais cliniques, menés par Lader, Tyrer sur ces patients en 1982 et 1983 démontrèrent indubitablement que les symptômes de sevrage à partir de doses thérapeutiques de benzodiazépines étaient réels et qu’ils indiquaient leur dépendance à ces médicaments. "

Comment diminuer progressivement les benzodiazépines

http://www.youtube.com/watch?v=TPQ6Kj5g3QQ
" La taille de chaque dose de réduction dépend de la dose de départ. Les malades qui prennent une forte dose peuvent généralement supporter une plus grande réduction de dose que ceux qui prennent une dose plus légère.Par exemple, les malades qui prennent l’équivalent de 40 mg de diazépam peuvent tolérer une diminution de 2 voire, 4 mg toutes les deux semaines. Quand ils arrivent au palier de réduction de moins de 20mg, une réduction de 1 à 2 mg toutes les semaines ou toutes les deux semaines est préférable et même une réduction de ½ mg peut être souhaitable jusqu’à ce qu’ils atteignent le palier de 5mg.
L’arrêt des 3 derniers mg est souvent perçu par les patients comme particulièrement difficile car ils redoutent comment ils vont faire sans drogue du tout..
Cependant, la séparation finale est étonnamment facile alors que la confiance augmente et que les patients sont encouragés par leur nouvelle liberté de « désintoxiqués ».
Et l’objectif général de la stratégie de diminution progressive de doses est d’accomplir une diminution lente, stable, et douce de la concentration de benzodiazépines dans le sang, qui laisse le temps aux ajustements pharmacologiques et psychologiques nécessaires que j’ai déjà mentionnés auparavant. Et cela peut inclure une véritable resynthèse des récepteurs de gababenzodiazépines qui ont un fonctionnement déficient pendant la prise chronique de benzodiazépines comme je l’ai déjà expliqué. "

http://www.youtube.com/watch?v=UsjhqdE7-6A

" Et je ne prétends pas que le message que je vais décrire est le dernier mot en ce qui concerne le sevrage de benzodiazépines, mais il est fondé sur des expériences très proches avec ces patients qui ont fréquenté ma clinique, et qui s’exprimaient très bien, et cela a été dernièrement confirmé par des centaines et des centaines de patients avec qui je suis en contact depuis que la clinique a fermé, et ces principes de bases concernant le sevrage de benzodiazépines sont vraiment très simples . Ils consistent simplement en une réduction graduelle du dosage et du soutien psychologique si besoin. Il est généralement admis que le dosage devrait être diminué graduellement. Un sevrage brutal, particulièrement d’un dosage important peut précipiter des convulsions, des psychoses et des réactions de panique.
Et le rythme de la diminution devrait être individuellement adaptée au besoin personnel du patient, en prenant en compte le style de vie, la personnalité, les stress environnementaux, les raisons pour la prise de benzodiazépines, la durée et la dose de l’utilisation du médicament, la quantité de soutien possible et beaucoup d’autres facteurs personnels. Il ne peut pas y avoir un seul protocole qui s’applique à tout le monde parce que tout le monde est différent, et le processus entier peut prendre des semaines, ou même une année ou plus. Il me semble qu’il n’est nul besoin de se presser chez les patients qui prennent des benzodiazépines depuis des années, de toute façon.
Faire sans les médicament est essentiellement un processus d’apprentissage qui peut prendre très longtemps, et d’après mon expérience, les meilleurs résultats des essais sont accomplis si le patient lui-même et non pas le docteur contrôle le rythme de sevrage et qu’il peut procéder au rythme qui lui semble tolérable.

La plupart des patients sont tout à fait capables de contrôler leur propre sevrage à condition d’avoir les conseils adaptés et des encouragement ; le docteur et le patient ensemble peuvent décider initialement d’un planning de sevrage, mais cela peut exiger des réajustements de temps en temps en fonction des progrès. Et si des problèmes apparaissent, le dosage peut être stabilisé pendant quelques semaines ou le taux de sevrage diminué.
Mais il est important de toujours aller de l’avant et d’éviter de revenir à un palier antérieur qui consisterait à réaugmenter le dosage. Pour la plupart des patients à une dose thérapeutique de benzodiazépines, le sevrage est mieux pris en charge en ambulatoire.
Des désintoxications rapides dans des centres de désintoxication sont totalement inappropriées parce que c’est trop rapide et le patient n’a pas le temps de construire des techniques alternatives dans son propre environnement, un processus qui peut prendre plusieurs mois, et les patients qui deviennent involontairement dépendants par des prescriptions médicales trouvent souvent très traumatisant d’être traités. " Professeur C. Heather Ashton

Je ne comprends pas pourquoi les médecins français n'ont aucune connaissance en matière de sevrage alors qu'au Royaume-Uni, cela fait plus d'une dizaine d'années que le manuel du Pr Ashton existe. Ah oui, mais c'est vrai... j'avais oublié les histoires de gros sous !!

La France, championne du monde toutes catégories de la consommation de ces médicaments, avec un marché mondial des psychotropes représentant plus de 50 milliards d’euros, déclare près d’un quart de sa population accro aux pilules du bonheur !

La France malade ? Qui a dit ça ?! ;)

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lundi 21 janvier 2013

6 mois après le sevrage : Bilan

 Bonsoir,

Je suis heureuse d'annoncer que 6 mois semblent être pour moi une étape fondamentale dans le recouvrement de mes facultés cognitives et physiques.

En effet, mes symptômes se sont fortement effacés. Voici le bilan des symptômes restants, présents ou disparus :

- Sensations de chocs éléctriques dans le lobe frontal, il m'arrive encore d'en avoir, mais ça ne dure pas très longtemps. Je crois sincèrement (comme le précise Carole de Suisse dans ses vidéos de post-sevrage : http://www.youtube.com/watch?v=OofPkYUXlu0), qu'après une prise prolongée de psychotropes, le cerveau met un peu de temps pour rééquilibrer le niveau d'activité inhibition / excitation du système nerveux central (SNC).

- Dépression iatrogène : complètement DISPARU !! Je peux dire maintenant que pendant tout mon sevrage, j'ai ressenti une dépression latente, due au traitement médical. Comme l'explique très bien la vidéo citée précédemment, cette dépression est liée au dérèglement du mécanisme inhibition / excitation du SNC suite à la diminution de la molécule et du retrait de celle-ci dans le corps. 2 mois après l'arrêt, j'ai vécu 3 semaines d'horreur, car j'étais dans un état de déprime, envie de rien, impression bizarre d'être ailleurs, aucun intérêt pour les choses, et c'était très déstabilisant. Les fonctions de mon organisme ont du se remettre en marche. Mais maintenant tout a disparu !! Cela prouve bien encore une fois, que les benzodiazépines créent bien à terme des dépressions iatrogènes, non liées à notre état naturel.

- Mémoire et facultés cognitives : j'ai encore parfois des problèmes de mémoire, j'ai également du mal à trouver mes mots de temps à autre dans une conversation. Il m'arrive de penser quelque chose et de dire autre chose - un exemple qui m'arrive assez fréquemment : choisir un plat dans un menu au restaurant, et annoncer un autre plat au serveur, ça me met dans des situations plutôt cocasses...surtout quand le plat arrive, c'est la grosse surprise :D

- Syndrôme Pré-Menstruel (SPM) : toujours aussi handicapant 2 jours avant la période menstruelle, c'est toujours le même capharnaeum !! Je me sens irritable, je remets tout en cause, etc... mais la situation est de tout de même de plus en plus gérable. Rien à voir avec les crises de colère / rage que je subissais pendant le sevrage et 2 mois après l'arrêt.

- Les douleurs colopathiques se sont fortement estompées; cela fait longtemps que je n'ai pas eu de crise de colopathie. Le diagnostique de colon irritable qui m'avait été posé à l'hôpital en 2005 m'a toujours étonné ! J'avais même depuis 1 an et demi entrepris un régime sans gluten pour diminuer mes maux de ventre. Ca fait quelques temps que je re-mange plus régulièrement des aliments avec gluten, et je n'ai que très peu de symptômes. Ce qui prouve encore une fois que des récepteurs de benzodiazépines (non liés aux neurotransmetteurs GABA) présents dans le rein, le colon, les composants du sang et le cortex surrénal affectent toutes ces parties du corps.

-  Les douleurs articulaires et musculaires ont disparu. Je n'ai plus mal à la mâchoire, ni aux pieds ni aux mains !

- Mais surtout je n'ai plus de problèmes d'endormissement.

- Le symptôme qui est toujours le plus présent est : la FATIGUE.

L'expérience et l'exemple de Carole de Suisse m'a montré que l'on doit faire les choses petit à petit après un sevrage aux benzodiazépines, qu'il y a toute une rééducation à faire, c'est-à-dire mettre en place des techniques de gestion du stress et de l'angoisse pour apprendre à gérer le stress au quotidien, de l'environnement extérieur professionnel, familial ou amical, et surtout d'arriver à gérer cela sans béquille. En effet, le SNC est fragilisé et mis à rude épreuve après le sevrage, l'état d'hyperexcitabilité de notre cerveau est tellement sans dessus dessous que le moindre stress est difficile à gérer car nous ne sommes plus aussi résistants face au stress. C'est un cap à franchir, et le plus dur à réaliser, mais avec de la volonté et de l'exercice, on y arrive ! Et franchement c'est de la rigolade à côté de l'enfer du sevrage.

Je tiens à préciser que pendant quelques mois après un sevrage, il y a des vagues d'angoisse qui peuvent se déclencher, parfois sans raison apparente, il ne faut donc pas s'en inquiéter et pratiquer la relaxation et les respirations ventrales, c'est assez radical. Le yoga et la sophrologie sont des aides à ne pas négliger. Mais il peut aussi y avoir un élément déclencheur, et dans ce cas-là, il faut arriver à s'en détacher, contrôler ses pensées et faire bon escient des méthodes de gestion du stress, tout en se persuadant que cette vague va passer (car elle passe toujours!). Au début, j'ai eu beaucoup de vagues de ce type, et plus le temps passe, moins j'en ai.

Il faut également faire attention à son hygiène de vie (sport doux 20 mn 3 x par semaine) et à son alimentation (comme je l'ai déjà indiqué sur mon blog).

Ce qu'il faut retenir c'est que la liberté n'a pas de prix !! Je l'ai payé cher, mais je revis !! :D
Je souhaite à tous ceux qui passent par là de prendre conscience de la dangerosité des psychotropes et d'y réfléchir à deux fois avant de prendre des benzodiazépines. Je suis de ceux qui pensent qu'on ne devrait pas prescrire ces poisons pour gérer les angoisses, insomnies ou autres douleurs neuropathiques.

Bonne Soirée !!

Posté par bbhepar à 21:32 - Commentaires [14] - Permalien [#]

mardi 13 novembre 2012

Vidéos de Carole de Suisse : tous les conseils pour le sevrage des psychotropes et le post-sevrage


Bonsoir,

Bientôt 4 mois que je suis en post sevrage, après des années de prise de psychotropes, je peux dire maintenant que j'ai tiré un trait sur ma dépendance aux somnifères.

Il aura fallu un déclic suite à tous les symptômes horribles que j'ai connu l'année dernière à la même époque. L'énorme prise de conscience a été de tomber sur le site internet de Carole de Suisse, qui s'en est sortie après 13 ans de prise de psychotropes, puis du forum d'entraide au sevrage des benzodiazépines et des somnifères, pour me rendre compte de la dangerosité de ces poisons.

Aujourd'hui, je suis dans un stade où je me reconstruis tout doucement. J'ai encore quelques symptômes, mais qui ont tendance à diminuer depuis la fin du sevrage. On peut parler de rééducation mentale et même physique. Et je mets toutes mes chances de mon côté pour arriver à vivre sereinement : relaxation, hygiène de vie (no café, no thé, no glutamate, no aspartame, no alcool, no chocolat), sport régulier, et programme de Geert (www.sansangoisse.com), afin de changer mon comportement et mes pensées face aux angoisses.

Voici les vidéos de Carole de Suisse qui permettront, je l'espère, à plus d'un de se sortir de l'enfer des psychotropes. Carole m'a beaucoup apporté, et je suis ses conseils à la lettre, car tout ce qu'elle a entrepris depuis l'arrêt de sa médication a marché. C'est un exemple pour tous ceux qui veulent se sevrer.

http://www.youtube.com/watch?v=_3dBBPv7zB0&feature=plcp

J'en suis sortie, pourquoi pas vous ? :D

Bon film :)

PS : Témoignage de Carole de Suisse => http://www.psychotropes.info/furax/partie-1.html

Posté par bbhepar à 19:24 - Commentaires [0] - Permalien [#]



Fin »