S'il-vous-plaît, vous pouvez signer les pétitions :

http://www.petitiononline.com/benzo/petition.html

http://jesigne.fr/contrelasurprescriptiondebenzodiazepinesenfrance

En signant cette pétition, nous souhaitons faire émerger une prise de conscience des méfaits considérables qu’engendre la sur-prescription des benzodiazépines en France. Les effets secondaires des benzodiazépines, et leur potentiel de dépendance en font un des plus grands problèmes de santé publique aujourd’hui en France. Pourtant, aucune mesure sérieuse n’a été prise à ce jour pour faire régresser la consommation de ces psychotropes très puissants, au détriment de la santé sur le plan à la fois individuel et collectif.

Sur le plan individuel, nous désirons apporter notre témoignage, car nous avons eu le malheur de faire l’expérience, directe ou indirecte, des effets secondaires redoutables des benzodiazépines. Qu’il s’agisse d’effets paradoxaux, causant parfois suicides et homicides, d’effets secondaires (la prescription chronique de benzodiazépines peut causer ou aggraver la dépression, et l’anxiété qu’elles sont supposées traiter, ainsi qu’une longue série de symptômes qui font l’objet d’autant de diagnostics erronés de la part des médecins), ou du syndrome de sevrage, les benzodiazépines sont en effet un facteur de souffrances physiques et psychiques insoutenables.

Sur le plan collectif, il est bon de rappeler que le coût socio-économique de la sur-prescription de benzodiazépines est très élevé. Leur potentiel de dépendance, et leur implication dans les accidents de la route, les dépressions et les suicides n’est plus à démontrer. La prise chronique de benzodiazépines est par ailleurs facteur de désagrégation sociale (vols, violences, divorces, arrêts de travail à répétition, invalidité, perte d’emploi) et le coût à la Sécurité Sociale est très élevé (consultations, prescriptions et hospitalisations multipliées pour soigner les effets secondaires et les symptômes de sevrage très mal identifiés par le corps médical en France).

Notre objectif est donc d’attirer votre attention sur la nécessité de prendre des mesures réellement efficaces pour faire respecter les textes limitant la prescription de benzodiazépines (et produits apparentés) dans le temps, pour former les médecins à la gestion de l’anxiété, de l’insomnie et de la dépression par des moyens non médicamenteux, ainsi qu'à l’identification des effets secondaires et réactions paradoxales aux benzodiazépines, et surtout au sevrage aux benzodiazépines (formation des professionnels de santé aux protocoles inspirés des travaux du Professeur Heather Ashton en Grande-Bretagne, mise en place de services spécialisés et formés aux protocoles Ashton).

Ceci passe par la reconnaissance de la sévérité et la durée du syndrome de sevrage aux benzodiazépines, qui est totalement nié à la fois par les professionnels de santé et par les autorités françaises. Le sevrage aux benzodiazépines est extrêmement douloureux et invalidant, et peut durer des mois ou des années après l’arrêt définitif de la benzodiazépine, soit bien plus longtemps que celui des drogues dures illégales. Ce phénomène de syndrome prolongé de sevrage aux benzodiazépines est reconnu par la NHS (National Health Security) en Grande-Bretagne. Il est grand temps que les autorités sanitaires françaises, s’inspirant de l’exemple de leur voisins outre-manche, prennent la mesure du problème et agissent en conséquence afin de mettre un terme à ce fléau de dépendance sur prescription et de maladie iatrogène chronique.