Bonjour,

Il était temps que je fasse un petit point après 1 an et demi sans benzo.

Pour mon bilan post-sevrage, je dirais que j'ai repris une vie pratiquement normale.

- Meilleur gestion des angoisses : Quand je travaille, j'ai encore du mal avec le sommeil, mais j'angoisse beaucoup beaucoup moins face au lendemain. Je n'anticipe plus autant qu'avant grâce à la méthode Geert, à la TCC et aux lectures qui m'ont servi durant la 1ère année de post-sevrage. C'est d'ailleurs un point positif. Je pense qu'avec le temps, cela ne peut que s'améliorer. Résultat : le changement concernant les angoisses est assez flagrant.

- la colopathie fonctionnelle disparu : je n'ai plus de problème à ce niveau-là, sauf cas exceptionnel, et la plupart du temps j'ai juste des désagréments avant ma période menstruelle, mais c'est complètement gérable. Je continue mon régime sans gluten et j'ai réglé mes problèmes de transit intestinal grâce aux graines de lin, c'est magique ! Smile

- Reflux terminés : je me suis rendue compte que j'avais un symptôme de sevrage (enfin plutôt un effet indésirable lié à la prise de benzos) sans le savoir qui a disparu du jour au lendemain. Je m'explique. Ca fait des années que je me réveillais avec un mal de gorge le matin ou la nuit, alors j'avais pris pour habitude de dormir avec un foulard pour me protéger. J'ai toujours pensé que j'étais fragile de la gorge. En réalité, c'était des reflux. Depuis 4 mois, j'ai ôté mon foulard ne ressentant plus cette gêne le matin, elle a disparu, alors que cela fait des années que j'avais des maux de gorge. Il aura donc fallu 1 an et 3 mois pour que mon système digestif guérisse de ces années de prise de benzos.

- les SPM assez aléatoires : je dirais que cette période est beaucoup moins violente que pendant le sevrage, mais tout de même encore un peu troublante. Seins douloureux (je prends une taille de bonnet à ce moment-là  cheers ), maux de ventre intenses, pleurs sans raison, suis toujours autant irritable et je peux être une peste 12 jours avant (difficile pour mon chéri mais bon...). Bref, ce n'est pas le nirvana alors je fais avec.

- mes problèmes de dos intensifiés. J'ai dû retourner voir mon kiné. J'ai bien dégusté la semaine dernière où j'avais du mal à mettre mes chaussettes. La nuit, je n'arrive pas à me lever surtout si j'ai le malheur de dormir sur le ventre. Je pense que c'est lié à ma discopathie dégénérative des derniers disques que l'on m'a diagnostiquée en septembre dernier.

C'est un bilan plutôt positif.

J'en profite pour dire à tous ceux qui veulent en finir avec les benzos que le jeu en vaut la chandelle.
J'ai repris ma vie en main, c'est un réel bonheur. Je souhaite à tous d'y arriver. Finalement, avec le recul, le sevrage est une question de volonté, il suffit juste d'avoir la bonne méthodologie.

Belle soirée à tous