Bonsoir,

Je suis heureuse d'annoncer que 6 mois semblent être pour moi une étape fondamentale dans le recouvrement de mes facultés cognitives et physiques.

En effet, mes symptômes se sont fortement effacés. Voici le bilan des symptômes restants, présents ou disparus :

- Sensations de chocs éléctriques dans le lobe frontal, il m'arrive encore d'en avoir, mais ça ne dure pas très longtemps. Je crois sincèrement (comme le précise Carole de Suisse dans ses vidéos de post-sevrage : http://www.youtube.com/watch?v=OofPkYUXlu0), qu'après une prise prolongée de psychotropes, le cerveau met un peu de temps pour rééquilibrer le niveau d'activité inhibition / excitation du système nerveux central (SNC).

- Dépression iatrogène : complètement DISPARU !! Je peux dire maintenant que pendant tout mon sevrage, j'ai ressenti une dépression latente, due au traitement médical. Comme l'explique très bien la vidéo citée précédemment, cette dépression est liée au dérèglement du mécanisme inhibition / excitation du SNC suite à la diminution de la molécule et du retrait de celle-ci dans le corps. 2 mois après l'arrêt, j'ai vécu 3 semaines d'horreur, car j'étais dans un état de déprime, envie de rien, impression bizarre d'être ailleurs, aucun intérêt pour les choses, et c'était très déstabilisant. Les fonctions de mon organisme ont du se remettre en marche. Mais maintenant tout a disparu !! Cela prouve bien encore une fois, que les benzodiazépines créent bien à terme des dépressions iatrogènes, non liées à notre état naturel.

- Mémoire et facultés cognitives : j'ai encore parfois des problèmes de mémoire, j'ai également du mal à trouver mes mots de temps à autre dans une conversation. Il m'arrive de penser quelque chose et de dire autre chose - un exemple qui m'arrive assez fréquemment : choisir un plat dans un menu au restaurant, et annoncer un autre plat au serveur, ça me met dans des situations plutôt cocasses...surtout quand le plat arrive, c'est la grosse surprise :D

- Syndrôme Pré-Menstruel (SPM) : toujours aussi handicapant 2 jours avant la période menstruelle, c'est toujours le même capharnaeum !! Je me sens irritable, je remets tout en cause, etc... mais la situation est de tout de même de plus en plus gérable. Rien à voir avec les crises de colère / rage que je subissais pendant le sevrage et 2 mois après l'arrêt.

- Les douleurs colopathiques se sont fortement estompées; cela fait longtemps que je n'ai pas eu de crise de colopathie. Le diagnostique de colon irritable qui m'avait été posé à l'hôpital en 2005 m'a toujours étonné ! J'avais même depuis 1 an et demi entrepris un régime sans gluten pour diminuer mes maux de ventre. Ca fait quelques temps que je re-mange plus régulièrement des aliments avec gluten, et je n'ai que très peu de symptômes. Ce qui prouve encore une fois que des récepteurs de benzodiazépines (non liés aux neurotransmetteurs GABA) présents dans le rein, le colon, les composants du sang et le cortex surrénal affectent toutes ces parties du corps.

-  Les douleurs articulaires et musculaires ont disparu. Je n'ai plus mal à la mâchoire, ni aux pieds ni aux mains !

- Mais surtout je n'ai plus de problèmes d'endormissement.

- Le symptôme qui est toujours le plus présent est : la FATIGUE.

L'expérience et l'exemple de Carole de Suisse m'a montré que l'on doit faire les choses petit à petit après un sevrage aux benzodiazépines, qu'il y a toute une rééducation à faire, c'est-à-dire mettre en place des techniques de gestion du stress et de l'angoisse pour apprendre à gérer le stress au quotidien, de l'environnement extérieur professionnel, familial ou amical, et surtout d'arriver à gérer cela sans béquille. En effet, le SNC est fragilisé et mis à rude épreuve après le sevrage, l'état d'hyperexcitabilité de notre cerveau est tellement sans dessus dessous que le moindre stress est difficile à gérer car nous ne sommes plus aussi résistants face au stress. C'est un cap à franchir, et le plus dur à réaliser, mais avec de la volonté et de l'exercice, on y arrive ! Et franchement c'est de la rigolade à côté de l'enfer du sevrage.

Je tiens à préciser que pendant quelques mois après un sevrage, il y a des vagues d'angoisse qui peuvent se déclencher, parfois sans raison apparente, il ne faut donc pas s'en inquiéter et pratiquer la relaxation et les respirations ventrales, c'est assez radical. Le yoga et la sophrologie sont des aides à ne pas négliger. Mais il peut aussi y avoir un élément déclencheur, et dans ce cas-là, il faut arriver à s'en détacher, contrôler ses pensées et faire bon escient des méthodes de gestion du stress, tout en se persuadant que cette vague va passer (car elle passe toujours!). Au début, j'ai eu beaucoup de vagues de ce type, et plus le temps passe, moins j'en ai.

Il faut également faire attention à son hygiène de vie (sport doux 20 mn 3 x par semaine) et à son alimentation (comme je l'ai déjà indiqué sur mon blog).

Ce qu'il faut retenir c'est que la liberté n'a pas de prix !! Je l'ai payé cher, mais je revis !! :D
Je souhaite à tous ceux qui passent par là de prendre conscience de la dangerosité des psychotropes et d'y réfléchir à deux fois avant de prendre des benzodiazépines. Je suis de ceux qui pensent qu'on ne devrait pas prescrire ces poisons pour gérer les angoisses, insomnies ou autres douleurs neuropathiques.

Bonne Soirée !!